EAU ET ASSAINISSEMENT - ENERGIE ET ELECTRICITE - ENVIRONNEMENT ET DEVELOPPEMENT DURABLE - GENIE CIVIL ET MINES - MANAGEMENT ET ENTREPREUNARIAT

Titre du projet : Centre d’Excellence pour la formation et la recherche en Sciences et Technologies de l’Eau, l’Energie et l’Environnement en Afrique de l’Ouest et du Centre

Partenaire Financier : Banque Mondiale

Coordonnateur : Prof. Harouna KARAMBIRI, Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Durée : 4 ans (Octobre 2014 – Juin 2018)

Budget global : 8 millions USD

Date de démarrage : 13 octobre 2014

Lieu d’exécution : Burkina Faso, Libéria, Ghana

 

Contexte et Problématique

L’accès à l’eau potable et l’assainissement restent encore des challenges de développement pour l’Afrique Sub-Saharienne, même si des efforts considérables sont faits pour l’eau (de 49% en 1990 à 63% en 2011) et moins pour l’assainissement (inférieur à 30% en 2011) pour l’atteinte des OMDs (ONU, 2013). Alors que les Post-OMDs et les Objectifs de Développement Durable (ODD) se préparent, il est plus que primordial de maintenir l’accès à l’eau et l’assainissement dans les priorités nationales, régionales et internationales.


L’eau reste le facteur limitant de l’agriculture Sub-Saharienne qui est principalement pluviale et tributaire des aléas climatiques (variabilités et changements climatiques). Depuis les décennies 1970, les impacts de ces changements du climat sont désastreuses pour la sécurité en eau et alimentaire des populations. Il est crucial de travailler à accroître le potentiel hydrique et disposer de l’eau en quantité et en qualité suffisantes.
Sur le plan scientifique et technologique, le défi est celui de la production des connaissances, des innovations technologiques et des méthodologies et de la mise à disposition des informations fiables nécessaires à la gestion rationnelle de l’eau et à une agriculture durable, notamment dans un contexte de forte variabilité climatique. Ces challenges nécessitent d’importants moyens techniques modernes (investigation et analyse des données et informations, laboratoires scientifiques équipés), ainsi des équipes scientifiques compétentes. Le défi réside également dans la diffusion des technologies et outils développés vers les bénéficiaires des secteurs publics, privés et des sociétés civiles et paysanne. D’où tout l’intérêt d’avoir aujourd’hui des approches de recherche intégrées et participatives face à ces problèmes complexes des risques climatiques pour l’eau et l’agriculture.


L’insuffisance de ressources humaines bien formées dans les domaines de l’Eau et de la Agriculture, capables de développer et de conduire des politiques et des programmes de développement et de stimuler la création d’entreprise et des emplois sont parmi les plus importants facteurs limitant la capacité d’absorption des financements bilatéraux et multilatéraux mis à disposition des pays de l’Afrique subsaharienne. On note également un vieillissement des personnels des services techniques des Ministères en charge de l’Eau et de l’Agriculture, sans que ceux-ci ne soient remplacés une fois à la retraite. Conscient de cette situation, après une étude diagnostique, le Burkina Faso par exemple l’a inscrit comme un axe stratégique dans son Plan d’Action de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PAGIRE), à savoir le renforcement du développement des ressources humaines de l’administration publique de l’eau.

Objectifs du projet

Ce projet a pour objectif de consolider la capacité régionale de réponse du Centre d’Excellence au besoin de formation et de recherche de haut niveau dans des secteurs clés de développement socio-économique de l’Afrique qui sont l’eau et l’agriculture. Le Centre d’Excellence souhaite accroitre significativement sa contribution à l’amélioration de la sécurité alimentaire et en eau du continent africain en général et des sous-régions Ouest et Centre africaine en particulier, à travers la formation d’Ingénieurs compétents et innovants, le renforcement des capacités des professionnels du secteur, et une recherche-développement appliquée.

Plus spécifiquement, le projet vise à:

Conduire des programmes de recherche-développement partenariaux sur la mobilisation, la gestion et le traitement des eaux pour les besoins domestiques, industriels et agricoles
Renforcer et pérenniser les dispositifs de formation et d’innovation dans les domaines de l’Eau et l’Agriculture (révision des curricula, renforcement du corps professoral, équipement et mis à niveau des laboratoires et plateformes pédagogiques et de recherche, etc..)
Développer des partenariats avec des entreprises et d’autres institutions de formation et de recherche, avec un accent particulier dans les pays anglophones, afin de créer des passerelles adamiques, scientifiques et professionnelles, et accroitre ainsi l’envergure du Centre d’Excellence et sa capacité de réponse aux besoins de l’économie de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Cela passe par le renforcement des mobilités d’étudiants, d’enseignants-chercheurs et de personnel, ainsi que le développement de projets de recherche/formation conjoints innovants.
Renforcer les capacités institutionnelles et managériales du Centre d’Excellence pour une gestion efficace et efficiente du projet et des autres ressources mobilisées (recrutement et formation du personnel de gestion financière et passation des marchés, mise à jour des outils de gestion administrative et financière, lobbying, etc..).
Résultats du projet

Le projet permettra à termes :

de renforcer les travaux de recherche menés sur les problématiques cruciales de l’eau et de l’agriculture afin d’apporter des solutions et technologies innovantes pour la mobilisation, la gestion et le traitement des eaux pour les besoins domestiques, industriels et agricoles. Ces travaux feront l’objet de développements technologiques et de publications scientifiques régionales et internationales (plus de 100 articles scientifiques publiés dans des revues internationalement reconnues à l’issue du projet). Les sujets aborderont la gestion conjointe des eaux de surface et souterraines, ainsi que l’application des TICs dans l’agriculture pour une meilleure gestion de l’eau dans un contexte de forte variabilité climatique.


d’accroitre le nombre d’étudiants africains bénéficiaires de formations de haut niveau en Master et Doctorat dans les domaines de la gestion de l’eau, de l’environnement et de l’agriculture. Les étudiants originaires des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, hors Burkina Faso, représenteront plus de 60% des effectifs. Des efforts particuliers seront accomplis pour attirer les étudiants anglophones venant du Ghana, Libéria, Cameroun, Nigéria et d’autres universités partenaires.


de renforcer la qualité des formations scientifiques et technologiques dans les domaines de l’eau, de l’environnement et des aménagements hydro-agricoles dispensées par le Centre d’Excellence et ses partenaires pour mieux répondre aux besoins économiques et sociaux du continent.
de faciliter l’accès des professionnels du secteur de l’eau, de l’environnement et de l’agriculture à une formation supérieure de qualité à travers la Formation Professionnelle en Ligne (FPL). En proposant des formations certifiantes et diplômantes tout au long de la vie professionnelle à des tarifs abordables (moins de 100 euros/module certifiant), la FPL doit atteindre à terme plus de 3 00 personnes, particulièrement en Afrique.
d’accroitre l’offre de formation en accord avec les besoins réels de l’économie dans les secteurs de l’eau et l’environnement et l’agriculture. Ces formations sont conçues et mises en œuvre avec des entreprises du secteur privé (professionnels vacataires, stage obligatoire en entreprises, etc…) afin de garantir l’insertion sur le marché de l’emploi des diplômés. Actuellement, 95% des diplômés du Centre d’Excellence trouvent un emploi dans les six mois qui suivent l’obtention de leur diplôme.


d’assurer la soutenabilité financière à long terme du Centre d’Excellence et de ses partenaires, par la création de valeurs ajoutées sur les services offerts et en générant des revenus extérieurs. Cela renforcera durablement sa capacité d’autofinancement afin de couvrir non seulement ses charges de fonctionnement courant, mais aussi les besoins de renouvellement des actifs et d’investissement dans l’amélioration des conditions d’enseignement et de recherche.

Coordination

Prof. Harouna KARAMBIRI
M. Abdourazackou SANOUSSI

 

Secrétariat du projet

M. Marcelin KOUAKOU

 

Responsables Gestion Financière, Passation des Marchés et Reporting

Mme Eva KABORE
Mme Azenia LAURENT

 

Responsables d’Activités

Prof. Hamma YACOUBA : Laboratoire Hydrologie et Ressources en Eaux (LEAH)
Dr. Yacouba KONATE : Laboratoire Eaux, Dépollution, Ecosystème et Santé (LEDES)
Dr. Adamah MESSAN : Laboratoire Eco-Matériaux de Construction (LEMC)
M. Djim DUMBE DAMBA : Formations et Innovation Pédagogique (DFIP)
Mme Elodie HANFF : Technopôle
M. Amadou BOUREIMA : Infrastructures et Maintenance (DIM)

 

 

equipe-projet-centre-excellence-BM

Equipe de mise en œuvre du CEA (Décision n°019/2014 du 25/04/2014 de la Direction Générale de 2iE)
(Les flèches traduisent les relations de travail et de collaboration)